24 octobre 2009
My first futomaki
- Ou l'histoire d'un ratage culinaire -
Un samedi d'octobre. Fait moche. Mon amoureux a filé entrainer son équipe. Me voilà seule dans ma cuisine. J'ai faim.
Il reste une montagne de riz a sushi dans un bol, dont il va bien falloir faire quelque chose, et vite.
Et si j'me faisais un futomaki ? Entreprise aussi téméraire que périlleuse, mais j'aime vivre dangereusement. Au boulot.
Etape 1 : Avec Melody Gardot à fond, ma marotte du moment - ça swingue - je m'attaque à l'étalage du riz sur la nori. Feuille entière sous la main, j'étale bien le riz tout partout , pas trop épais et avec mes p'tits doigts mouillés pour pas que ça colle. Je laisse un p'tit centimètre pour faire la jointure. Ça roule.
Etape 2: Je trace une ligne de wasabi au milieu du riz, en veillant à ne pas avoir la main trop lourde (sinon gare), puis je garni de concombre, d'avocat, de daikon mariné, d'omelette sucrée, de surimi et un p'tit peu de graines germées de roquette et alflalfa pour la touche de folie.
Etape 3 : Le roulage. Ma foi je ne suis pas mécontente, je le trouve plutôt beau et la jointure est parfaitement réussie.
Pourquoi c'est raté ?
1- à cause des courses.
Evidemment, au dernier moment j'ai eu un mal fou à trouver tout ce dont j'avais besoin. Mikado fermé, restait Globus ou j'ai acheté presque tout : gingembre mariné, riz à sushi, du daikon en pickles et la pâte de wasabi. J'avais déjà acheté les nori chez le bio à Annemasse (mal m'en a pris, ça m'a couté le triple ...). Je me suis assise sur ma soupe miso... faute de miso. Bon.
Primo, le daikon n'était pas jaune mais marron, ce qui aurait du m'alerter, mais face à un non-choix, j'ai cédé. Donc il n'était pas mariné au vinaigre mais au son de riz. Rien a voir. Secondo, mon gingembre est certes bio mais terriblement salé et curieusement citronné. Pour finir j'ai fais le choix stratégique de ne pas acheter de poisson horriblement cher, mais d'assurer le minimum syndical avec du surimi - en cas de ratage -. Rare clairvoyance de ma part. Qu'ai je fait ? Plus insipide tu meurs ...
2- à cause du riz.
Grosse appréhension sur la cuisson du riz. Ça n'a pas raté (ou plutôt si), avec 2 livres de cuisine sous la main j'ai pas été fichue de cuire ça correctement. Pas immangeable, mais décidément trop cuit. Ce qui n'est pas un bon départ, vous en conviendrez.
3- à cause de ma feuille de nori.
Un mystère que je ne m'explique toujours pas : mon maki a la nori toute ramollie. Est ce le riz qui, trop cuit, aurait dégorgé dans ma feuille ? Sont-ce mes doigts trop mouillés, pour mieux étaler le riz, la cause de tout cela ? Ais-je trop patienter avant de manger ? Ou tout simplement ma feuille serait de mauvaise qualité ?! Bref, la voilà toute molle, difficile à couper et à mâcher. Étouffement garanti. Une enquête s'impose...
4- une réussite, quand même ...l'omelette ! 4 oeufs, 2 c.a.s de sucre et une lampée de shoyu. En faisant une toute petite pellicule dans la poêle, j'ai quand même triché pour le pliage. J'ai tout empilé et plié a postériori. On y voit que du feu !
Bon, mais il est beau quand même, non ?
20 septembre 2009
Mon cake au Matcha
Bon, et bien il semblerait que l'été nous ai définitivement abandonnés. Faut croire qu'il était pas bien là, avec nous. C'est dommage, moi je l'aimais bien... Donc il faut ouvrir la porte à l'automne, à contrecœur, laisser les marrons tomber et les feuilles pirouetter dans le vent. Soit. Qu'à cela ne tienne, on ne va pas se laisser abattre si facilement. Je vous fiche mon billet que cette petite recette va vous requinquer d'un trait. La grippe n'a qu'à bien se tenir.
Mesdames et Messieurs, voici le Cake au Matcha.
Bon, a priori rien de bien extraordinaire. Un cake. Du matcha. Fin de l'histoire.
Oui mais bon, il faut bien choisir son cake. La base qui s'y prête le mieux est sans aucun doute celle du quatre-quart. En effet, la saveur du beurre - y a que ça de vrai - se marie parfaitement avec les notes vertes et l'amertume du matcha. Voici donc un mariage qui s'accompagnera merveilleusement d'une bonne tasse de Dong Ding, une thé semi-fermenté aux notes délicieusement vertes et beurrées, et à la texture soyeuse.
En ce dimanche, j'ai donc librement adapté la recette du quatre-quart tirée de "La cuisine d'aujourd'hui" de Donna Hay, mon livre de cuisine fétiche, pour lancer 2 petits cakes, un nature et le petit frère au matcha .
A vos marques, z'allez voir c'que vous allez voir.
Mode d'emploi pour 2 petits cakes:
(petit cake = env. 8 X 13 cm)
3 oeufs
1/2 tasse de sucre
190 grammes de beurre mou + un peu pour le moule
1,5 tasses de farine + 1 c-a-c de levure chimique.
3 c-à-c de matcha par cake.
Faites chauffer votre four th.6-7, et beurrez 2 petits moules à cake (ou un grand moule).
Bien battre le beurre mou avec le sucre, le tout doit être bien crémeux.
Ensuite, incorporer les œufs battus un a un, et la farine. L'ordre qui me réussit le mieux est le suivant : 2 œufs - 1tasse de farine - 1 œuf - et enfin le reste de farine mélangé au matcha et à la levure.
Garnissez rapidement vos moules et enfournez vite à mi-hauteur, th.5-6. Un cake a point est un cake bien doré, et une lame plantée en son milieu doit ressortir sèche. L'avantage d'en faire 2, c'est qu'on s'aperçoit bien mieux si c'est doré lorsqu'il est nature que quand il est vert ...
Lorsque les cakes sont cuits, laisser les durcir quelques minutes dans le moule, avant de les démouler et les laisser refroidir sur une grille.
Trucs et astuces : Ici tout est affaire de texture. En effet, le fondant (le beurre) du quatre-quart est très important pour la réussite de la recette. Ainsi, si l'appareil vous parait un peu trop épais (le matcha a tendance à épaissir le mélange), vous ajouterez sans scrupules une lampée (2 c-à-s) de lait ou de crème liquide.
Autre chose, il est crucial de travailler le moins possible le mélange dès que la levure a été incorporée. Le propre de la levure, c'est qu'elle "bulle" au contact de liquide. On risque donc d'écraser les bulles si l'on continue à travailler la pâte, et gâcher le moelleux.
Enfin, veillez à ne pas trop sucrer la pâte, ce qui casserait l'amertume du matcha, et donc tout le charme du gâteau !
Et voilà, c'est MOI qui l'ai fait !
04 juin 2008
Réunion Tupperware
Que ça soit bien clair, je n'ai pas pour habitude de recourir aux plats préparés, aux soupes en sachets et autres technologies culinaires (bon d'accord, sauf pendant la rédaction de ma thèse où mon meilleur ami était un micro-onde ...).
Mais là, j'ai fait une exception sur un coup de tête, emportée par l'enthousiasme de mon voyage au Japon, j'ai cédé à l'achat d'une préparation pour glace au matcha en sachet. Ça m'a couté 2, 20€, c'est pas non plus la fin du monde... Dans mon exaltation, j'ai négligé de consulter le mode d'emploi, entièrement en japonais. C'est pourquoi cette petite boîte a végété dans mon placard pendant une petite année. Ayant subi un déménagement, après disparition de ma sorbetière, et constatant que le printemps s'était résumé à deux semaines de pluies continues, je me suis dit qu'il n'y avait pas meilleur contexte pour expérimenter cette fichue préparation. Me voilà donc, observant scrupuleusement les petits dessins explicatifs, et déchiffrant quelques kanji histoire d'être sure de mon coup. Un jaune d'œuf, 150 ml de lait et un sachet (farine + thé vert + sucre) plus tard, je suis en possession d'une superbe crème verte installée bien sagement au congélo. D'après mes calculs, ça devrait ressembler plus ou moins à une béchamel au matcha. On va bien voir.
Quelques heures plus tard, alors que la pluie tombe toujours et qu'un thé bien chaud serait de circonstance, je décide de goûter la mixture. Je ne suis plus à une contradiction près ...
Mmm ! A ma grande surprise c'est pas mal du tout ! D'une onctuosité sans pareil, un tout p'tit peu trop sucré, mais vraiment pas mal... Le seul hic, c'est qu'il y en a pas beaucoup ! Promis, un jour je serais moins feignasse ...





