04 novembre 2009
Retour sur : Takumi
Sortis d'Uni Bastions après une furieuse conférence sur la suggestion et, levant les yeux au ciel, en vue d'un épisode pluvieux à venir, j'ai proposé à ma douce moitié qu'on aille se jeter 2-3 makis chez Takumi - vu qu'on était devant -. Voilà l'occasion d'assouvir 2 jours de fantasmes culinaires, probablement dus à l'achat d'un nouveau livre de cuisine japonaise, que cette fois-ci je me suis juré d'utiliser... Allez hop, aussitôt dit aussi tôt fait, nous voilà attablé et parés à l'attaque.
L'ambiance : toujours aussi joli et classieux, le service est néanmoins plus nerveux que la première fois, et donc moins agréable. Les serveuses ne parlent toujours pas un mot de français. Pas la peine, la clientèle est très majoritairement anglophone.
L'assiette : Le menu est toujours aussi alléchant, mais ce soir c'est la fête aux maki. Après avoir lorgnés sur la table de mes voisins, j'opte pour un maki exotique : mangue et crabe, et un maki de crevette tempura, accompagné d'un agedashi tofu (que j'aime tout autant que les futomaki). Mon convive se laisse tenter par l'assortiment de sushi-maki. Le tout est toujours très joliment présenté, pour sur. Seulement voilà, à l'unanimité, le riz est trop cuit, en sushi comme en maki. Mon maki exotique est plus joli que bon, la saveur de la mangue est bien présente, quant au reste, porté disparu... Idem pour le maki tempura, certes croustillant mais pas franchement savoureux. Face à moi, on me dit que le poisson est passable.
Le prix : Tiens, le menu est passé à 60 CHF. Maki exotique à 21, maki crevette tempura a 19, agedashi tofu a 15. Les desserts japonais à 8.
Alors ? La qualité ne vaut largement pas la liasse qu'on y laisse. Sayonara.
24 octobre 2009
My first futomaki
- Ou l'histoire d'un ratage culinaire -
Un samedi d'octobre. Fait moche. Mon amoureux a filé entrainer son équipe. Me voilà seule dans ma cuisine. J'ai faim.
Il reste une montagne de riz a sushi dans un bol, dont il va bien falloir faire quelque chose, et vite.
Et si j'me faisais un futomaki ? Entreprise aussi téméraire que périlleuse, mais j'aime vivre dangereusement. Au boulot.
Etape 1 : Avec Melody Gardot à fond, ma marotte du moment - ça swingue - je m'attaque à l'étalage du riz sur la nori. Feuille entière sous la main, j'étale bien le riz tout partout , pas trop épais et avec mes p'tits doigts mouillés pour pas que ça colle. Je laisse un p'tit centimètre pour faire la jointure. Ça roule.
Etape 2: Je trace une ligne de wasabi au milieu du riz, en veillant à ne pas avoir la main trop lourde (sinon gare), puis je garni de concombre, d'avocat, de daikon mariné, d'omelette sucrée, de surimi et un p'tit peu de graines germées de roquette et alflalfa pour la touche de folie.
Etape 3 : Le roulage. Ma foi je ne suis pas mécontente, je le trouve plutôt beau et la jointure est parfaitement réussie.
Pourquoi c'est raté ?
1- à cause des courses.
Evidemment, au dernier moment j'ai eu un mal fou à trouver tout ce dont j'avais besoin. Mikado fermé, restait Globus ou j'ai acheté presque tout : gingembre mariné, riz à sushi, du daikon en pickles et la pâte de wasabi. J'avais déjà acheté les nori chez le bio à Annemasse (mal m'en a pris, ça m'a couté le triple ...). Je me suis assise sur ma soupe miso... faute de miso. Bon.
Primo, le daikon n'était pas jaune mais marron, ce qui aurait du m'alerter, mais face à un non-choix, j'ai cédé. Donc il n'était pas mariné au vinaigre mais au son de riz. Rien a voir. Secondo, mon gingembre est certes bio mais terriblement salé et curieusement citronné. Pour finir j'ai fais le choix stratégique de ne pas acheter de poisson horriblement cher, mais d'assurer le minimum syndical avec du surimi - en cas de ratage -. Rare clairvoyance de ma part. Qu'ai je fait ? Plus insipide tu meurs ...
2- à cause du riz.
Grosse appréhension sur la cuisson du riz. Ça n'a pas raté (ou plutôt si), avec 2 livres de cuisine sous la main j'ai pas été fichue de cuire ça correctement. Pas immangeable, mais décidément trop cuit. Ce qui n'est pas un bon départ, vous en conviendrez.
3- à cause de ma feuille de nori.
Un mystère que je ne m'explique toujours pas : mon maki a la nori toute ramollie. Est ce le riz qui, trop cuit, aurait dégorgé dans ma feuille ? Sont-ce mes doigts trop mouillés, pour mieux étaler le riz, la cause de tout cela ? Ais-je trop patienter avant de manger ? Ou tout simplement ma feuille serait de mauvaise qualité ?! Bref, la voilà toute molle, difficile à couper et à mâcher. Étouffement garanti. Une enquête s'impose...
4- une réussite, quand même ...l'omelette ! 4 oeufs, 2 c.a.s de sucre et une lampée de shoyu. En faisant une toute petite pellicule dans la poêle, j'ai quand même triché pour le pliage. J'ai tout empilé et plié a postériori. On y voit que du feu !
Bon, mais il est beau quand même, non ?
14 octobre 2009
Un wagashi pour la route ?
Une bonne tasse de thé à portée de main ? J'aurais bien 2 ou 3 suggestions à vous faire ...
Avec l'automne, les wagashi se parent de couleurs flamboyantes, qui moi m'évoquent tantôt des boules de glaces, tantôt des fruits murs points. L'automne ne vaincra pas ! Si ? Bon d'accord ... A table alors !

Kiku No Sake - Beauté enivrante du chrysanthème.
Non, ce n'est pas une double glace fraise-chocolat !
Vous vous direz sans doute que certes, l'art japonais n'est pas nécessairement figuratif, mais là le chrysanthème, il est drôlement bien caché... Oui-da vous dis-je. Laissez moi donc vous éclairer. Ce wagashi évoque une tradition ancestrale selon laquelle au 9e jour du 9e mois - mois du chrysanthème -, on buvait de l'alcool de chrysanthème afin de célébrer le changement de saison. Comment ça vous ne voyez toujours pas de chrysanthème ?
Bref, tout ça pour dire que cette petite boule de poils est constituée de pâte d'azuki rouges et blancs, et fourrée aux azuki entiers. Il ne vous rappelle rien ? Rappelez vous la version vanille-chocolat de l'hiver dernier, le Miyama no Yuki. Même combat. Du compact, très sucré !

Aki no Nishiki - Brocarts d'automne
N'est il pas beau ? Quelles couleurs ! Avec son aspect velouté, on dirait une pêche mure à point. Ou bien ces petits bonbons tous ronds et acidulés aux mêmes couleurs ! La pâte de yokan , torsadée dans un torchon, évoque les couleurs d'automne dont se parent les arbres. Le cœur est de pâte d'azuki blanc très délicate.

Uzura Yaki - Délice de Caille
Et celui-ci ? Au premier abord, je parie que vous le choisiriez en dernier. Certes il est joli mais franchement, il n' a l'air de rien à côté des 2 autres non ? Méfiez vous, le joli ne fait pas le wagashi !
Très stylisé, il représente une petite caille dont le plumage n'est autre qu'une marque au fer chaud. Il s'agit d'un gyûhi , c'est à dire un wagashi dont l'enveloppe est faite d'une pâte de riz très délicate. Cela lui donne un aspect très velouté et une texture douce et souple. Il est tellement doux qu'on lui ferai volontiers des bisous ! Mordu ? La pâte d'azuki rouge est parfumée au sésame, et là oui, c'est l'automne. Une pure merveille.
D'où ça vient tout ça ? Comme d'habitude, de chez Toraya. On ne s'en lasse pas non ?
05 octobre 2009
Vous prendrez bien une tasse de thé ? chez Jugetsudo
Voilà une adresse qui attendait depuis bien longtemps sur ma to-visit list. Ma sœurette sous un bras, Sandrinette sous un autre, nous voilà rendues dans le temple du thé japonais.
L'ambiance : Ouvert depuis moins d'une année, Jugetsudo ouvre une fenêtre spatiotemporelle sur le Japon. Très lumineuse, la petite boutique offre un décor minéral avec quantités de galets, agrémentés de mousses et de petites plantes en pots. Munie d'un seul et unique comptoir à 5 places, c'est au cœur de la boutique que l'on s'installe pour une petite dégustation. De temps à autre la clientèle fait irruption, alternant japonais en mal du pays, dames fardées et bobo en goguette. Quel spectacle !
La tasse : La carte est simple et sans détour : 4 thés, 4 gourmandises. Vous aurez le choix entre un matcha, un sencha, un hojicha (thé grillé) ou un genmaicha (thé vert agrémenté de riz soufflé). La petite a pris son courage à 2 mains, et a gouté probablement la première tasse de sencha de sa vie. Et Sandrinette, qui s'amuse beaucoup à m'accompagner dans mes délires nippophiles, s'est lancée dans une dégustation de gyokuro, tout en nous faisant une démonstration des bijoux qu'elle crée *. Quant à moi, j'ai sifflé une théière de hojicha en un clin d'œil. Quel bonheur ! Les thés sont extrêmement savoureux, et en matière d'explications, pas de soucis, il n'y a qu'à demander, le personnel est tout à son œuvre et surveille du coin de l'œil que votre tasse soit toujours pleine. 2 financiers au matcha et une gaufrette fourrée à l'azuki plus tard, nous voilà parées pour de nouvelles aventures. Petite remarque : dommage que les douceurs soient importées du Japon, pour la conservation et le bilan carbone. Le prix : thé + gourmandise + citron confit + échantillon de votre thé = 12 à 14€.
La boutique : hormis divers thés - dont un sencha au yuzu très curieux - et ses accessoires, vous pourrez également faire l'acquisition d'algues nori. Le plus : vous pourrez gouter les thés avant achat. La cave voutée à l'éclairage tamisé abrite une salle de Cha-zen, dans laquelle ont lieu des séances de dégustation de thés ou de nori, et d'initiation au chanoyu.
Prochaines séances :
Cha-zen (Cha-no-yu) : les samedis 10, 17, 24 et 30 octobre, à 14, 15, 16 et 17h. 25€ par personne.
Initiation aux thés japonais (gyokuro, matcha, sencha et genmaicha) : les vendredis 16, 23 et 30 octobre à 11h (durée 1h). 30€ par personne.
* Bijoux à histoire(s) : sandrine.leflohic[at]yahoo.fr

Maison de thé japonais Jugetsudo
11h00 - 19h00
95, rue de Seine - Paris 6e
01 46 33 94 90 - contact@jugetsudo.fr
Fermé dimanche et lundi.
Réserver pour les dégustations et initiations.
03 octobre 2009
Recherche Chanoyu désespérement
Le Cha-no-yu, littéralement "eau chaude du thé", constitue la voie d'enseignement de la voie du thé ou Chadô. Clairement distincte de la tradition du Tea Time anglaise, elle met également à l'honneur la convivialité du moment transcendée par la simplicité, voulue, de cet instant.
Chaque outil, chawan (bol), chasen (fouet) .. deviennent des participants à part entière. Chaque céramique acquiert ainsi un nom, et reste intimement liée au maître de thé propriétaire.
Très très loin de maitriser cet art, qui constitue une des clés fondamentales de la compréhension de la société japonaise, je vous propose un détour par ici pour en savoir plus.
Envie d'assister ou d'apprendre : suivez le guide !
Chanoyu - Initiations et démonstrations
Musée Guimet
Ecole Urasenke ou Omotesenke
Tarif : 12€
Programme sur: www.guimet.fr/Individuels
Réservation: resa@guimet.fr, 01 56 52 53 45
Pavillon de thé, galeries du Panthéon bouddhique,19 avenue d’Iéna, Paris 16e.
Chajin
Tarif : 15€
Programme sur: www.chajin-online.com/ceremonies.php
Réservation: chajin@wanadoo.fr ou 01 53 30 05 24, ou sur place.
24, rue Pasquier, Paris 8e.
Maison de la Culture du Japon à Paris
Tarif : 7€
Tous les mercredis de 15h à 16h (sauf jours fériés et 5e mercredi du mois)
Réservation : 01 44 37 95 95
101 bis quai Branly, Paris 15e
Association culturelle franco japonaise de TENRI
Ecole Omotesenke: Korene Inoue
Programme : www.tenri-paris.com/culturelles/the.html
Tarif : 10€ (7€ adhérents), durée d'1h.
Initiation sur demande : 25€ par cours, + 33 € d'adhésion à l'association.
Réservation: ecbp@tenri-paris.com ou 01 44 76 06 06
8-12, rue Bertin Poirée, Paris 1er
Centre culturel Franco-Japonais, espace HATTORI
Ecole Urasenke
Tarifs : 9€ (6€ réduit) (1h30)
Programme: www.ccfj-paris.org/activites.html
Réservation:reservations@ccfj-paris.org ou 01 43 48 83 64
8-10 passage Turquetil, Paris 11e
L'école du thé du Palais des thés
Claire Fontaine
Tarif : 40€, durée 1h30 à 2h.
Programme : www.palaisdesthes.com/fr/ecole-du-the/index.htm
Réservations : 01 43 56 90 90 ou ecole@palaisdesthes.com
7, rue de Nice, Paris 11e
Maison de thé Jugetsudo
Tarif : 25 €
La boutique de thé organise des initiations au Cha-Zen dans sa salle voutée au sous-sol.
Renseignements et réservations : 01 46 33 94 90
95, rue de Seine, Paris 6e.
Cours de Chadô
Chajin
Sur demande: chajin@wanadoo.fr
Maison de la culture du Japon à Paris
Le mercredi à 18h
16 cours, à partir de début octobre jusqu'en février
Tarif : forfait à 176€
Inscription au 01 44 37 95 95 ou sur place
101 bis quai Branly, Paris 15e
Association cultuelle franco-japonaise de TENRI
Ecole Omotesenke: Souzan Tatsuta
1er et 3e mardi de chaque mois, de 10h à 16h
Tarifs : 25€ (20€ adhérents)
Réservation: ecbp@tenri-paris.com ou 01 44 76 06 06
Programme sur www.tenri-paris.com/culturelles/the.html
8-12, rue Bertin Poirée, Paris 1er
Association Amicale des Ressortissants Japonais en France
Les 2e et 4e mardi de chaque mois , de 15h à 18h
www.nihonjinkai.fr/indexf.html
Renseignements: nihonnjinkai@free.fr ou 01 47 23 33 58
97, avenue des Champs Elysées, Paris 8e
NB: cette page est mise à jour régulièrement.
Dernière MAJ : 8.8.2009



