26 décembre 2009
Goman-etsu ou l'okonomiyaki-ya lyonnais
Lyon toujours, formation oblige. Partie avec mon Itadakimasu sous le bras, Lyon me revoilà !
Mon p'tit copain Ernestino en avait plein le dos des bouchons. Ma parole, y a pas que l'andouillette dans la vie, y a l'okonomiyaki aussi ! Visite chez Goman-Etsu.
L'ambiance : Joli resto sans prétentions, un beau mur en pierre nues et des tables en mosaïque multicolore donnent une atmosphère chaleureuse. Dommage que l'accueil et le service ne le soient pas tout autant.
L'assiette : A table à trois 1/2, le partage est de rigueur. D'où 3 entrées différentes : salade de poulet au sésame, salade de porc au gingembre et salade de concombre au calamar. OK pour la salade. Pour le reste, on pouvait compter les morceaux de viande ou de calamar (voilà, y a un sur la photo, les 3 autres sont cachés dessous). Sauvés par les sauces. Bon... Patience. L'okonomiyaki arrive. Que c'est beau ! (pas facile de photographier un truc pareil !) . Il est délicieux et bien garni de crevettes, calamar ou porc. Ceux qui préfèrent l'exotisme d'un autre bord choisirons le trio thon, maïs et mozza. Voilà l'essentiel, ce que l'on était venus chercher. Pour le dessert, un tiramisu au thé vert sympathique, sans être renversant.
Le prix : Entrées de 3 à 5€, okonomiyaki de 9 à 12 €, et desserts à 4€. Des menus tous bizarres pour lesquels on ajoute 6 ou 12 € au prix de l'okonomiyaki choisi, si on veut du riz, une soupe miso, une entrée, un dessert ou la totale en plus.
Alors ? : Sapristi, on ne croise pas des okonomiyaki à tous les coins de rue. Pour l'originalité.


Goman-Etsu
11, Rue Lanterne, Lyon 1er
04 78 39 31 91
Fermé le lundi
18 décembre 2009
A nous Lyon !
Au cours d'une échappée culinaire du côté de Lyon, ma douce moitié étant inconditionnelle de tripailles et autre saucissons... j'ai profité d'un billet de Loukoum pour nous servir de guide gastronomique. Les gourmands que nous sommes n'ont pas manqué de gouter les
nombreuses spécialités locales, en passant par les bouchons bien sur, mais aussi en errant au gré du
vent, pénétrant de temps à autre dans les boutiques au vitrines
alléchantes.
Accompagnés par nos chers amis belgo-chilo-franco-luxembourgeois couvant un Ernerstino qui allait voir le jour tantôt, nous nous sommes aventurés chez Giraudet, le maitre incontesté de la quenelle. Mais, en passant par là, je n'ai pas manqué d'être attirée par une échoppe attenante : la Maison Richart, le designer du chocolat 100% lyonnais. Pif paf pouf, nous voici chargés de Petits Richart, version herbacée, cachant un carré fourré à la ganache de chocolat blanc et matcha ^-^, et de chocolat noir 70 % au matcha. Comme quoi le Japon n'est jamais loin. C'est quoi les Petits Richart ? Ce sont des p'tits carrés pralinés ou fourrés de ganache, aromatisés selon le thème. Les herbacés appellent l'anis, le basilic ou encore le fenouil. Les chocolats Richart ont la particularité d'être secs, par opposition aux chocolats suisses beaucoup plus crémeux. Du coup, les parfums sont très subtils et jamais écœurants. Et pour finir, dans la tablette on trouve un petit carton qui explique les arômes propres au chocolat choisi, idéal pour les dégustateurs aguerris.

Je finirai sur une digression à propos d'une autre spécialité locale : la praline rose. On la trouve sous toutes les formes : en vrac, en tarte, en biscuit, en pogne... Mais la version qui a remporté l'unanimité - même Juan qui dit que non, c'est pas trop son truc, a fini par céder - je parle du kouglof à la praline, dégoté dans une confiserie de la rue Saint Jean. L'est beau n'est ce pas ? Sucré juste ce qu'il faut, brioché mais croustillant, bref une tuerie. A nous Lyon !

25 novembre 2009
Promenons nous dans les bois
Aux faveurs du mois de la culture japonaise, c'est aux couleurs de l'automne que nous partîmes à la découverte de la forêt japonaise de l'Arboretum de l'Aubonne, arboretum dont j'avais entendu parler au profit de sa Green Map. C'est donc par un début d'après midi voilé, presque brumeux, que l'aventure s'offrit à nous. Autant vous prévenir de suite, ce n'est pas d'une forêt installée dont il s'agit, mais bien d'un projet en cours d'installation. Oubliez donc les images de film qui vous viennent devant les yeux, cette fois il va falloir ob-ser-ver.
Tout commence à l'entrée de l'Arboretum, ou une enfilade de cerisier flamboyants vous accueille.

C'est après quelques 10 minutes de marche, un fois l'Aubonne franchie, que l'on pénètre dans ladite forêt. Une fois encore rien de spectaculaire, mais en ouvrant bien vos mirettes, vous remarquerez quelques appréciables sujets : un épicéa, un bel érable qui promet, et un sorbier aux couleurs d'automne.



Ce ne sont pas non plus les perspectives qui manquent ...

Mais il manque quelque chose non ? L'Aubonne, comme son nom l'indique, se prêterait parfaitement au Chanoyu n'est ce pas ? Et oui, ça fait partie des projets, un pavillon de thé est prévu par ici, avec son petit pont, mais pas pour tout de suite... A suivre. Pour se consoler, on célèbre la fête du Japon au mois de juin, au programme : Hanami - admirer les cerisiers en fleur-, et Chanoyu servi sur les pierre couvertes de mousses !

18 novembre 2009
L'étonnant Guilo-Guilo
Il était temps de faire un tour dans l'établissement japonais certainement le plus couru du moment, j'ai nommé Guilo Guilo. Pas moins de 2 lecteurs m'ont conseillé de m'y aventurer. Aussitôt dit, aussitôt fait ! Enfin presque, il a quand même fallu réserver bien 3 semaines à l'avance et au service de 19h. A prendre ou à laisser.
L'ambiance : Ceci expliquant cela, Guilo Guilo est minuscule. Un restaurant concentré autour d'une cuisine, et c'est tout ! Les convives ainsi installés au comptoir admirent avec bonheur le savoir-faire des cuisiniers, tandis que 8 places assises autour de 2 tables sont plus tranquilles dans une petite arrière salle.
L'assiette : formule unique pour menu mensuel : 6 plats + 1 dessert. Voilà de quoi ne pas attraper la migraine à vouloir choisir ! Prêts ? Tout commence par une assiette d'amuses-bouche avec crevette crue et sauce aux têtes de crevette. Le sérieux commence avec un maquereau à la tomate et miso rouge tout bonnement divin, puis vient un bel assortiment d'omelette japonaise au poireau, graines de ginko en tempura et concombre japonais sauce aux œufs de cabillaud. On se réchauffe avec une soupe de maïs et tempura de tofu exquise. Pour le poisson, ce sera un tartare de bar et légumes japonais croquants. Et la viande est une langue de bœuf garnie de foie gras. On s'allège avec une gelée de champignons, asperges et corail d'oursin, pour conclure avec des tempura de légumes excellents. Une petite douceur avant de se sauver : kinako (poudre de soja grillée) mochi au bambou, panna cotta de yaourt japonais et warabi mochi enveloppant un raisin. Un diner de compet' extrêmement créatif et original. Ceux qui viennent chercher de la sauce soja et du sushi, passer votre chemin. Ici c'est un feu d'artifice de saveurs et de textures inhabituelles, et parfois déroutantes !
Le prix : Fixe et sans surprise : menu à 45€, sans boissons.
Alors ? Surprenant. A découvrir.



Guilo Guilo
8 rue Garreau, Paris 18e
01 42 54 23 92
04 novembre 2009
Retour sur : Takumi
Sortis d'Uni Bastions après une furieuse conférence sur la suggestion et, levant les yeux au ciel, en vue d'un épisode pluvieux à venir, j'ai proposé à ma douce moitié qu'on aille se jeter 2-3 makis chez Takumi - vu qu'on était devant -. Voilà l'occasion d'assouvir 2 jours de fantasmes culinaires, probablement dus à l'achat d'un nouveau livre de cuisine japonaise, que cette fois-ci je me suis juré d'utiliser... Allez hop, aussitôt dit aussi tôt fait, nous voilà attablé et parés à l'attaque.
L'ambiance : toujours aussi joli et classieux, le service est néanmoins plus nerveux que la première fois, et donc moins agréable. Les serveuses ne parlent toujours pas un mot de français. Pas la peine, la clientèle est très majoritairement anglophone.
L'assiette : Le menu est toujours aussi alléchant, mais ce soir c'est la fête aux maki. Après avoir lorgnés sur la table de mes voisins, j'opte pour un maki exotique : mangue et crabe, et un maki de crevette tempura, accompagné d'un agedashi tofu (que j'aime tout autant que les futomaki). Mon convive se laisse tenter par l'assortiment de sushi-maki. Le tout est toujours très joliment présenté, pour sur. Seulement voilà, à l'unanimité, le riz est trop cuit, en sushi comme en maki. Mon maki exotique est plus joli que bon, la saveur de la mangue est bien présente, quant au reste, porté disparu... Idem pour le maki tempura, certes croustillant mais pas franchement savoureux. Face à moi, on me dit que le poisson est passable.
Le prix : Tiens, le menu est passé à 60 CHF. Maki exotique à 21, maki crevette tempura a 19, agedashi tofu a 15. Les desserts japonais à 8.
Alors ? La qualité ne vaut largement pas la liasse qu'on y laisse. Sayonara.

