11 septembre 2009
Comme à la maison : Kilala
On ne change pas un quartier qui gagne, c'est toujours vers la rue Sainte Anne qu'il faut flâner et pousser les portes au hasard - enfin presque. Et ce n'est pas le choix qui manque. Kilala est un petit restaurant tout de bleu vêtu, au détour de la rue des petits champs - célèbre pour abriter l'épicerie Kioko. Ici c'est authentique et on ne se prive pas de le faire savoir ! C'est écrit en énorme sur la vitrine.
L'ambiance : Traditionnel et familial, genre pas prise de tête, faites comme chez vous. Une bonne petite cantine, où l'on peut se glisser au comptoir ou se faufiler à l'étage. Le service est attentionné et efficace. Envie de sushi, quand tu nous tiens !
L'assiette : Des valeurs sures au menu : sushi, sashimi et tempura. On a même du mal à choisir... La p'tite sœur se laisse toujours tenter par l'anguille, moelleuse et goûtue. Pour nous ce sera des sushi impeccables et fondants, le poisson savoureux. Que demande le peuple ? Quand c'est bon, il n'y a rien a ajouter.
Le prix : Menus à partir de 25€, jusqu'à 78 pour le bateau super luxe pour 2.
Alors ? Vite fait, bien mangé, la simplicité est parfois le meilleur des remèdes.
Sushi Kilala
7 rue des Moulins, Paris 1er
01 47 03 35 57
Fermé le lundi.
31 août 2009
Japonais new style : Kiku
Certes les dernières semaines d'août ne sont pas les meilleures pour découvrir de nouvelles adresses.. Mais un minimum d''organisation a permis de dénicher quelques perles, parmi lesquelles Kiku.
L'ambiance : Niché a deux pas de la rue du faubourg Montmartre, tout près des Folies Bergères, Kiku surprend. Une devanture des plus banales cache un décor zen et chaleureux. La petit salle d'une dizaine de tables laisse penser qu'il vaut mieux réserver. Et ça ne rate pas, ça se rempli vite !
L'assiette : Nous étions venus manger des sushi, raté. Vacance oblige, le chef y préposé est parti sous d'autres cieux. Pas de panique, le menu est parfaitement encourageant ! Et comme nous sommes les premiers de la soirée, laissez passer un amuse bouche spécial. Le chef est de bonne humeur.
Après une étude approfondie du menu, voici le programme : en entrée, salade de bœuf shabu-shabu et liche et saumon tataki. Le tataki est juste saisi sur les bords et crouté de sésame. Miam ! Les deux sont extra, respectivement savoureux et fondant. Pour la suite, magret de canard au gingembre et saint-jacques au bœuf, sauce salsa. Ce dernier est particulièrement plaisant : une coquille saint-jacques en maki dans une fine tranche de bœuf. Terrible. Enfin, saumon terriyaki et morue charbonnière au miso saikyo, accompagné de riz et de soupe miso. La morue est parfaitement fondante. Et pour finir, glace au sésame noir et au matcha, presque aussi bonnes que chez Taeko !
Le prix : Pas de carte mais un menu 3 plats + riz et soupe miso à 35€, glace au sésame a 5,80, au matcha 7,20. Sake de 9 à 30€.
Alors ? Un sans faute. Il va falloir revenir goûter les sushi... ça promet !
Info de dernière minute : d'après mes recherches, il semblerait que Kiku se refuse à servir du thon rouge pour cause d'espèce menacée ! C'est pas beau ça, un sushi écoresponsable !
Kiku
56 rue Richer, Paris 9e
01 44 83 02 30
Fermé samedi midi et dimanche.
22 avril 2009
Retour sur: Usagi
Un an après, quasi jour pour jour, retour sur Usagi, le fou des lapinous. La carte s'est étoffée, notamment avec 2 menus le soir et ma foi, cela n'est pas pour nous déplaire.
L'ambiance: Toujours aussi tranquille, le soir Usagi se pare d'habits de velours pour offrir une atmosphère chaleureuse et feutrée, aux lumières tamisées. Intime malgré la petit salle et excellent accueil. Guetter le lapin dans les assiettes et les moindres parcelles du décor devient presque un jeu. L'assiette: Usagi est resté fidèle à ses bento et ses burgers de tofu pour le midi. A diner, c'est une toute autre chanson, préparez vos papilles car la cuisine créative est au rendez-vous. Voyez plutôt le menu Usagi: radis noir à la boutargue, émincé de canard au pesto et mizuna, soupe au miso blanc, daikon, tofu et poulet, aubergine mijotée, saumons à la sauce sésame et noix, bœuf de Salers aux chips de lotus, riz à la carotte (bien sur). Un mot ? Ex-tra-or-di-naire. La perfection à l'état pur. Sans aucun doute l'expérience la plus enthousiasmante depuis bien longtemps. Un petit bémol pour le cake au miso blanc, mais là c'est plutôt une affaire de goûts. Le prix: Menus du soir à 67 et 65 euros, mais qui en valent largement la chandelle. Alors: Courez-y.
Usagi
58, rue Saintonge, Paris 3e
01 48 87 28 85
Fermé dimanche et lundi.
21 janvier 2009
Bien au creux, bien au chaud chez Naniwa-ya
Dans la série "les bonnes cantines", en voici une de plus à la liste. Satisfaction Garantie.
L'ambiance: Naniwa-ya fait partie de ses endroits minuscules où l'on s'agglutine sur un comptoir pour se restaurer sauvagement, ou bien un peu plus à l'aise sur une p'tite table. Les cuisiniers s'affairent et s'agitent en direct sous votre nez. Vapeurs inévitables. Service redoutable: attention, vous ne prendrez pas vos aises si vous n'êtes pas au complet ! L'assiette: Que du bon, et qui change. Étudiez bien la carte avant de vous lancer car nombreuses sont les spécialités auxquelles vous n'aurez probablement jamais goûté, telles ces tako-yaki: des petites boulettes de purée (je crois) farcies au poulpe, saupoudrées de bonite séchée qui danse à la chaleur. Les gyoza sont impeccables, tout comme le katsudon. Notez une large part prises part les udon et soba, qui revigorent en un clin d'œil ! Le prix: Là encore, pas de quoi vous ruiner. Une addition à la hauteur d'une trentaine d'euros pour 2 vous donnera largement de quoi digérer pour les prochaines heures. Menu dispo à midi. Alors : Ma foi, que dire de plus que Itadakimasu !
Naniwa-Ya
11, rue Sainte Anne, Paris 1er
01 40 20 43 10
14 janvier 2009
RDV dans le 18e chez Enishi
Les habitants du 18e arrondissement seront heureux de découvrir Enishi. Un p'tit resto authentique, familial et sympa qui compte désormais parmi les gargotes de quartier qu'il est bon d'avoir sous la main ...
L'ambiance: Enishi est un petit restaurant familial et fier de l'être. Une salle sans prétention avec une dizaine de tables, des gens qui sourient - bref sympa. L'assiette: La saison aidant, nous nous sommes jetés sur les tonkatsu, katsudon , unadon et autres tempura udon. Tonkatsu et anguille très bien. Les petits moins vont aux tempura un chouille grasses (personne ne peut égaler Yen en la matière), et au california maki pas très savoureux. Cela dit un ensemble très correct. Le prix: Tonkatsu 22€, Katsudon 20€, Tempura udon 16.50€, california maki 5.5€ et le classique sushi moriawase à 25€. Alors ? Une bonne cantine de quartier où on ne casse pas trop sa tirelire les jours de flemme.
Enishi
67, rue Labat, Paris 18e
01 42 57 32 14
30 décembre 2008
La caverne d'Ali Jujiya
Mes petits amis, c'est la crise. Et qui dit crise dit bonnes adresses pas chères... Et ce n'est pas ce qui manque rue Sainte Anne, où le Japon est à portée de main. Voilà une rue qui regorge de gargotes authentiques. Mais s'il y a un endroit que l'on sous-estime, c'est bien celui là. Juji-ya. Une devanture sans grand intérêt qui cache une des meilleures cantines de Paris. Et au vu de la foule qui s'y presse, je ne suis pas seule détentrice du secret ! Cette petite épicerie, à deux pas de Kioko, son concurrent direct mais plus cher, délivre des trésors de gastronomie... Comment ça marche ? Le bento pardi ! Sur place ou à emporter, votre assiette sera garnie d'une bonne portion de riz, du plat que vous aurez choisi et 3 accompagnements aux choix. Mon tiercé gagnant : MIKUSU FURAI bento + salade de concombre, algues et légumes mijotés. Et hop ! Mais le tonkatsu est tout aussi satisfaisant ...et l'omelette divine. Mais j'oublie les brioches farcies au porc. Si vous arrivez à mettre la main dessus, c'est qu'un gagnant du loto sommeille en vous ! Et délice des délices, le tiramisu au thé vert. Épatant.
Tous ces petits plats, uniques, ces concentrés d'amour vous seront dispensés pour la modique somme d'une dizaine d'euros. "Soupir". Comme quoi l'argent ne fait pas le bonheur !
Jujiya
46 rue Sainte Anne, Paris 2e
ouvert même le dimanche !
06 novembre 2008
Happy 12e : Samourai
J'ai découvert (enfin, on m'a fait découvrir) un petit bout de paradis caché derrière le square trousseau. Le samuraï, discrètement camouflé derrière des vitres floues n'est pas spécialement invitant. Prenez la peine de poussez la porte, vous ne serez pas déçus !
L'ambiance: Authentique ! De jolies estampes au mur, des tables joliment mises, agrémentées de petites compositions florales, et de vraies baguette laquée ! L'assiette: Un sans faute. Super sashimi, une anguille irréprochable, un nabe épatant. Le sukiyaki n'avait pas l'air mal non plus ! Des wagashi home-made excellents. Celui à la châtaigne résume l'automne en une bouchée. Le prix: Même pas mal. Une trentaine d'euros par personne. Un excellent rapport qualité/prix. L'assortiment de sashimi est à moins de 25 €. Alors ? Un plébiscite ! Une bouffée d'air pur dans le coin de Ledru-Rollin, gangrené par des enseignes à 3 sous tout le long du faubourg Saint-Antoine. Je vous paraît trop enthousiaste ? D'accord, certaines portions sont un peu légères, et le service est un peu lent. Mais c'est vraiment pour dire du mal ...
Le samouraï
12, rue Emilio Castelar, Paris 12
01 43 07 52 30
...Aussi à emporter !
15 juillet 2008
Pit Stop à Hanawa
Back to paris pendant quelques jours, c'est la course qui ne va pas sans une bouchée nippone. Notre dévolu s'est jeté sur Hanawa, le (petit) dernier de la famille de restaurants Kinugawa. Enfin petit... avec ses 1200 m², tout est relatif.
Cruel dilemme, quel espace choisir ? Côté pile, teppanyaki franco-nippon, côté face, gastronomie traditionnelle japonaise. Le salon de thé sera pour une autre fois ... Ce soir là, c'est tombé côté face. Jackpot ou bien ?
L'ambiance - Entrée monumentale, du bois, des lumières tamisées, bienvenue. Youpi, notre table est située en regard du jardin zen. Dommage, le contexte est bruyant, et un bouquet de fleur desséchées est piteusement abandonné dans un coin du jardin. L'assiette - Soyons franc: inégale. Magique le consommé de pleurote et de fruits de mer, servi dans la théière. Un goutte de citron, et les saveurs sous-bois des pleurotes laissent place aux parfums iodés des fruits de mer. Excellents les thés sencha et hojicha. Les sushis sont bons, mais sans tourner la tête. Les tempuras savoureux mais un peu gras. Rien d'extraordinaire dans les makis, mal découpés. Le prix - Menus dégustation 105 et 125€, consommé 15€, assortiment de sushis 40€ (soir). Alors ? Décoré par des grands architectes, mené par de grands chefs, proposant des desserts de grandes maisons (Toraya, Jean Paul Hévin), c'est presque trop. Ce que j'ai vu d'Hanawa est cher et pêche par manque d'âme et d'authenticité. Arghhh! Suis-je devenue trop difficile ??? Peut-être. J'en attendais beaucoup, je ne repars qu'à demi-satisfaite. Quid du côté pile ?
Hanawa
26 rue Bayard, Paris 8e
01 56 62 70 70
22 avril 2008
Laaaapin
Shinsuké Kawahara est un fou de lapinou ! Ce graphiste/designer s'est lancé dans la restauration il y a 7 mois, et a créé Usagi, qui sort résolument de l'ordinaire. Pour bien manger, dit-il.
L'ambiance: Le japonais le plus pop qui soit ! Calme et coloré. Des illustrations du propriétaire trônent sur les murs, et côtoient des léporidés de toutes sortes. La situation "dans le Marais mais pas trop" évite les travers branchouilles. L'assiette: Là encore, loin du classicisme, vous goûterez des burger de tofu, des bento, ou encore des rouleaux de poulet au gingembre. Attention, la carte est supposée changer bientôt. Côté douceur, un cake au thé vert, ou serez-vous plus téméraires pour le sorbet d'avocat au sirop d'érable ? Le prix: Pour les entrées, comptez 5 € le midi et 10 € le soir, plats de 20 à 26 €, desserts à 7. Pas encore de menu à l'horizon. Alors ? Un resto moderne, qui change. Rien que pour les toilettes, ou vous pourrez consulter paisiblement "L'élevage moderne du lapin". Indispensable.
Usagi
28, rue de Saintonge, Paris 4e.
01 48 87 28 85
07 février 2008
Quand viennent les beaux jours
Quand reviennent les beaux jours, comme il est agréable de déjeuner chez Taeko - façon table d'hôtes. A la frontière "républicaine" du Marais, au marché des Enfants Rouges, ici pas de sushis mais une cuisine simple et une menu du jour variant au fil des saisons. En plein dans l'ambiance village de la rue de Bretagne.
L'ambiance: Branchouille (un peu trop d'ailleurs ... surtout le WE). Certains n'apprécieront pas d'être avoisinés de ces jeunes BoBo branchés tombés du lit, au look parfois improbable ...
L'assiette: toujours bon, simple et frais. J'ai en adoration le cake au matcha et la glace au sésame noir à la couleur déroutante.
Le prix: Autour de 13 € le plat qui vous calera bien le midi.
Alors ? Cette petite échoppe se révèle idéale pour le brunch et un petit quelque chose à emporter. Attention cependant aux horaires : fermeture à 19h en semaine et 14h le dimanche.
Et le p'tit plus éco(lo): les baguettes ne sont pas jetables !
Taeko
Marché des Enfant Rouges - 39 rue de Bretagne
Paris, 3e
01.48.04.34.59













