05 octobre 2009
Vous prendrez bien une tasse de thé ? chez Jugetsudo
Voilà une adresse qui attendait depuis bien longtemps sur ma to-visit list. Ma sœurette sous un bras, Sandrinette sous un autre, nous voilà rendues dans le temple du thé japonais.
L'ambiance : Ouvert depuis moins d'une année, Jugetsudo ouvre une fenêtre spatiotemporelle sur le Japon. Très lumineuse, la petite boutique offre un décor minéral avec quantités de galets, agrémentés de mousses et de petites plantes en pots. Munie d'un seul et unique comptoir à 5 places, c'est au cœur de la boutique que l'on s'installe pour une petite dégustation. De temps à autre la clientèle fait irruption, alternant japonais en mal du pays, dames fardées et bobo en goguette. Quel spectacle !
La tasse : La carte est simple et sans détour : 4 thés, 4 gourmandises. Vous aurez le choix entre un matcha, un sencha, un hojicha (thé grillé) ou un genmaicha (thé vert agrémenté de riz soufflé). La petite a pris son courage à 2 mains, et a gouté probablement la première tasse de sencha de sa vie. Et Sandrinette, qui s'amuse beaucoup à m'accompagner dans mes délires nippophiles, s'est lancée dans une dégustation de gyokuro, tout en nous faisant une démonstration des bijoux qu'elle crée *. Quant à moi, j'ai sifflé une théière de hojicha en un clin d'œil. Quel bonheur ! Les thés sont extrêmement savoureux, et en matière d'explications, pas de soucis, il n'y a qu'à demander, le personnel est tout à son œuvre et surveille du coin de l'œil que votre tasse soit toujours pleine. 2 financiers au matcha et une gaufrette fourrée à l'azuki plus tard, nous voilà parées pour de nouvelles aventures. Petite remarque : dommage que les douceurs soient importées du Japon, pour la conservation et le bilan carbone. Le prix : thé + gourmandise + citron confit + échantillon de votre thé = 12 à 14€.
La boutique : hormis divers thés - dont un sencha au yuzu très curieux - et ses accessoires, vous pourrez également faire l'acquisition d'algues nori. Le plus : vous pourrez gouter les thés avant achat. La cave voutée à l'éclairage tamisé abrite une salle de Cha-zen, dans laquelle ont lieu des séances de dégustation de thés ou de nori, et d'initiation au chanoyu.
Prochaines séances :
Cha-zen (Cha-no-yu) : les samedis 10, 17, 24 et 30 octobre, à 14, 15, 16 et 17h. 25€ par personne.
Initiation aux thés japonais (gyokuro, matcha, sencha et genmaicha) : les vendredis 16, 23 et 30 octobre à 11h (durée 1h). 30€ par personne.
* Bijoux à histoire(s) : sandrine.leflohic[at]yahoo.fr

Maison de thé japonais Jugetsudo
11h00 - 19h00
95, rue de Seine - Paris 6e
01 46 33 94 90 - contact@jugetsudo.fr
Fermé dimanche et lundi.
Réserver pour les dégustations et initiations.
03 octobre 2009
Recherche Chanoyu désespérement
Le Cha-no-yu, littéralement "eau chaude du thé", constitue la voie d'enseignement de la voie du thé ou Chadô. Clairement distincte de la tradition du Tea Time anglaise, elle met également à l'honneur la convivialité du moment transcendée par la simplicité, voulue, de cet instant.
Chaque outil, chawan (bol), chasen (fouet) .. deviennent des participants à part entière. Chaque céramique acquiert ainsi un nom, et reste intimement liée au maître de thé propriétaire.
Très très loin de maitriser cet art, qui constitue une des clés fondamentales de la compréhension de la société japonaise, je vous propose un détour par ici pour en savoir plus.
Envie d'assister ou d'apprendre : suivez le guide !
Chanoyu - Initiations et démonstrations
Musée Guimet
Ecole Urasenke ou Omotesenke
Tarif : 12€
Programme sur: www.guimet.fr/Individuels
Réservation: resa@guimet.fr, 01 56 52 53 45
Pavillon de thé, galeries du Panthéon bouddhique,19 avenue d’Iéna, Paris 16e.
Chajin
Tarif : 15€
Programme sur: www.chajin-online.com/ceremonies.php
Réservation: chajin@wanadoo.fr ou 01 53 30 05 24, ou sur place.
24, rue Pasquier, Paris 8e.
Maison de la Culture du Japon à Paris
Tarif : 7€
Tous les mercredis de 15h à 16h (sauf jours fériés et 5e mercredi du mois)
Réservation : 01 44 37 95 95
101 bis quai Branly, Paris 15e
Association culturelle franco japonaise de TENRI
Ecole Omotesenke: Korene Inoue
Programme : www.tenri-paris.com/culturelles/the.html
Tarif : 10€ (7€ adhérents), durée d'1h.
Initiation sur demande : 25€ par cours, + 33 € d'adhésion à l'association.
Réservation: ecbp@tenri-paris.com ou 01 44 76 06 06
8-12, rue Bertin Poirée, Paris 1er
Centre culturel Franco-Japonais, espace HATTORI
Ecole Urasenke
Tarifs : 9€ (6€ réduit) (1h30)
Programme: www.ccfj-paris.org/activites.html
Réservation:reservations@ccfj-paris.org ou 01 43 48 83 64
8-10 passage Turquetil, Paris 11e
L'école du thé du Palais des thés
Claire Fontaine
Tarif : 40€, durée 1h30 à 2h.
Programme : www.palaisdesthes.com/fr/ecole-du-the/index.htm
Réservations : 01 43 56 90 90 ou ecole@palaisdesthes.com
7, rue de Nice, Paris 11e
Maison de thé Jugetsudo
Tarif : 25 €
La boutique de thé organise des initiations au Cha-Zen dans sa salle voutée au sous-sol.
Renseignements et réservations : 01 46 33 94 90
95, rue de Seine, Paris 6e.
Cours de Chadô
Chajin
Sur demande: chajin@wanadoo.fr
Maison de la culture du Japon à Paris
Le mercredi à 18h
16 cours, à partir de début octobre jusqu'en février
Tarif : forfait à 176€
Inscription au 01 44 37 95 95 ou sur place
101 bis quai Branly, Paris 15e
Association cultuelle franco-japonaise de TENRI
Ecole Omotesenke: Souzan Tatsuta
1er et 3e mardi de chaque mois, de 10h à 16h
Tarifs : 25€ (20€ adhérents)
Réservation: ecbp@tenri-paris.com ou 01 44 76 06 06
Programme sur www.tenri-paris.com/culturelles/the.html
8-12, rue Bertin Poirée, Paris 1er
Association Amicale des Ressortissants Japonais en France
Les 2e et 4e mardi de chaque mois , de 15h à 18h
www.nihonjinkai.fr/indexf.html
Renseignements: nihonnjinkai@free.fr ou 01 47 23 33 58
97, avenue des Champs Elysées, Paris 8e
NB: cette page est mise à jour régulièrement.
Dernière MAJ : 8.8.2009
11 septembre 2009
Comme à la maison : Kilala
On ne change pas un quartier qui gagne, c'est toujours vers la rue Sainte Anne qu'il faut flâner et pousser les portes au hasard - enfin presque. Et ce n'est pas le choix qui manque. Kilala est un petit restaurant tout de bleu vêtu, au détour de la rue des petits champs - célèbre pour abriter l'épicerie Kioko. Ici c'est authentique et on ne se prive pas de le faire savoir ! C'est écrit en énorme sur la vitrine.
L'ambiance : Traditionnel et familial, genre pas prise de tête, faites comme chez vous. Une bonne petite cantine, où l'on peut se glisser au comptoir ou se faufiler à l'étage. Le service est attentionné et efficace. Envie de sushi, quand tu nous tiens !
L'assiette : Des valeurs sures au menu : sushi, sashimi et tempura. On a même du mal à choisir... La p'tite sœur se laisse toujours tenter par l'anguille, moelleuse et goûtue. Pour nous ce sera des sushi impeccables et fondants, le poisson savoureux. Que demande le peuple ? Quand c'est bon, il n'y a rien a ajouter.
Le prix : Menus à partir de 25€, jusqu'à 78 pour le bateau super luxe pour 2.
Alors ? Vite fait, bien mangé, la simplicité est parfois le meilleur des remèdes.
Sushi Kilala
7 rue des Moulins, Paris 1er
01 47 03 35 57
Fermé le lundi.
22 avril 2009
Retour sur: Usagi
Un an après, quasi jour pour jour, retour sur Usagi, le fou des lapinous. La carte s'est étoffée, notamment avec 2 menus le soir et ma foi, cela n'est pas pour nous déplaire.
L'ambiance: Toujours aussi tranquille, le soir Usagi se pare d'habits de velours pour offrir une atmosphère chaleureuse et feutrée, aux lumières tamisées. Intime malgré la petit salle et excellent accueil. Guetter le lapin dans les assiettes et les moindres parcelles du décor devient presque un jeu. L'assiette: Usagi est resté fidèle à ses bento et ses burgers de tofu pour le midi. A diner, c'est une toute autre chanson, préparez vos papilles car la cuisine créative est au rendez-vous. Voyez plutôt le menu Usagi: radis noir à la boutargue, émincé de canard au pesto et mizuna, soupe au miso blanc, daikon, tofu et poulet, aubergine mijotée, saumons à la sauce sésame et noix, bœuf de Salers aux chips de lotus, riz à la carotte (bien sur). Un mot ? Ex-tra-or-di-naire. La perfection à l'état pur. Sans aucun doute l'expérience la plus enthousiasmante depuis bien longtemps. Un petit bémol pour le cake au miso blanc, mais là c'est plutôt une affaire de goûts. Le prix: Menus du soir à 67 et 65 euros, mais qui en valent largement la chandelle. Alors: Courez-y.
Usagi
58, rue Saintonge, Paris 3e
01 48 87 28 85
Fermé dimanche et lundi.
21 janvier 2009
Bien au creux, bien au chaud chez Naniwa-ya
Dans la série "les bonnes cantines", en voici une de plus à la liste. Satisfaction Garantie.
L'ambiance: Naniwa-ya fait partie de ses endroits minuscules où l'on s'agglutine sur un comptoir pour se restaurer sauvagement, ou bien un peu plus à l'aise sur une p'tite table. Les cuisiniers s'affairent et s'agitent en direct sous votre nez. Vapeurs inévitables. Service redoutable: attention, vous ne prendrez pas vos aises si vous n'êtes pas au complet ! L'assiette: Que du bon, et qui change. Étudiez bien la carte avant de vous lancer car nombreuses sont les spécialités auxquelles vous n'aurez probablement jamais goûté, telles ces tako-yaki: des petites boulettes de purée (je crois) farcies au poulpe, saupoudrées de bonite séchée qui danse à la chaleur. Les gyoza sont impeccables, tout comme le katsudon. Notez une large part prises part les udon et soba, qui revigorent en un clin d'œil ! Le prix: Là encore, pas de quoi vous ruiner. Une addition à la hauteur d'une trentaine d'euros pour 2 vous donnera largement de quoi digérer pour les prochaines heures. Menu dispo à midi. Alors : Ma foi, que dire de plus que Itadakimasu !
Naniwa-Ya
11, rue Sainte Anne, Paris 1er
01 40 20 43 10
15 juillet 2008
Pit Stop à Hanawa
Back to paris pendant quelques jours, c'est la course qui ne va pas sans une bouchée nippone. Notre dévolu s'est jeté sur Hanawa, le (petit) dernier de la famille de restaurants Kinugawa. Enfin petit... avec ses 1200 m², tout est relatif.
Cruel dilemme, quel espace choisir ? Côté pile, teppanyaki franco-nippon, côté face, gastronomie traditionnelle japonaise. Le salon de thé sera pour une autre fois ... Ce soir là, c'est tombé côté face. Jackpot ou bien ?
L'ambiance - Entrée monumentale, du bois, des lumières tamisées, bienvenue. Youpi, notre table est située en regard du jardin zen. Dommage, le contexte est bruyant, et un bouquet de fleur desséchées est piteusement abandonné dans un coin du jardin. L'assiette - Soyons franc: inégale. Magique le consommé de pleurote et de fruits de mer, servi dans la théière. Un goutte de citron, et les saveurs sous-bois des pleurotes laissent place aux parfums iodés des fruits de mer. Excellents les thés sencha et hojicha. Les sushis sont bons, mais sans tourner la tête. Les tempuras savoureux mais un peu gras. Rien d'extraordinaire dans les makis, mal découpés. Le prix - Menus dégustation 105 et 125€, consommé 15€, assortiment de sushis 40€ (soir). Alors ? Décoré par des grands architectes, mené par de grands chefs, proposant des desserts de grandes maisons (Toraya, Jean Paul Hévin), c'est presque trop. Ce que j'ai vu d'Hanawa est cher et pêche par manque d'âme et d'authenticité. Arghhh! Suis-je devenue trop difficile ??? Peut-être. J'en attendais beaucoup, je ne repars qu'à demi-satisfaite. Quid du côté pile ?
Hanawa
26 rue Bayard, Paris 8e
01 56 62 70 70
22 avril 2008
Laaaapin
Shinsuké Kawahara est un fou de lapinou ! Ce graphiste/designer s'est lancé dans la restauration il y a 7 mois, et a créé Usagi, qui sort résolument de l'ordinaire. Pour bien manger, dit-il.
L'ambiance: Le japonais le plus pop qui soit ! Calme et coloré. Des illustrations du propriétaire trônent sur les murs, et côtoient des léporidés de toutes sortes. La situation "dans le Marais mais pas trop" évite les travers branchouilles. L'assiette: Là encore, loin du classicisme, vous goûterez des burger de tofu, des bento, ou encore des rouleaux de poulet au gingembre. Attention, la carte est supposée changer bientôt. Côté douceur, un cake au thé vert, ou serez-vous plus téméraires pour le sorbet d'avocat au sirop d'érable ? Le prix: Pour les entrées, comptez 5 € le midi et 10 € le soir, plats de 20 à 26 €, desserts à 7. Pas encore de menu à l'horizon. Alors ? Un resto moderne, qui change. Rien que pour les toilettes, ou vous pourrez consulter paisiblement "L'élevage moderne du lapin". Indispensable.
Usagi
28, rue de Saintonge, Paris 4e.
01 48 87 28 85
01 février 2008
Une crêpe kudasai ! Breizh Café
Comme le titre l'indique, il ne s'agit pas de parler aujourd'hui de sushi (ni de crêpes aux sushis d'ailleurs ...), mais simplement de crêpes. Quelle rapport avec le Japon? Aucun. Si ce n'est que dans cette crêperie, on parle japonais... Et oui, aussi curieux que ça puisse paraître, aux fourneaux, 2 japonaises. C'est donc un ambiance bretonno-nippone qui règne ici, entre "Bretons" magazine, et dialogues en japonais. Et pour couronner le tout, vous aurez peut-être le droit aux flashs de touristes japonais qui passent par là.
En fait, il s'agit du dernier né d'une assez longue série de restaurants fondés par un breton marié à une japonaise, après Tokyo et Cancale. Les crêpes sont à base de farines bio, et les produits proposés bretons, autant que possible. Ahh mais j'entends déjà les puristes dire que les crêpes c'est bon qu'en Bretagne, face à la mer. Je ne dis pas le contraire. Mais c'est quand même rigolo de commander ses crêpes en japonais !
L'ambiance: Pas bretonnante pour un sous, malgré les bolées de cidre sur les tables. J'adore les tableaux au mur, un peu naïfs et rigolos. Service impec, mais on est quand même un peu serrés... L'assiette: de la crêpe bio - juste bien. La chantilly maison est mortelle. Le prix: grand max 12,50 € pour la galette du jour la plus sophistiquée. Complètes autour de 7,50 €. Froment autour de 6,50 €. Donc ? Une crêpe kudasai !
Breizh Café
109 Rue Vieille du Temple
75003 PARIS
tel : 01 42 72 13 77
28 janvier 2008
The unagi experience at Nodaiwa
Mon premier contact avec l'anguille remonte à un peu plus d'un an, quand une paire de sashimi ont fait leur apparition dans mon moriawase. Face à l'évidence, je n'ai pu que l'affronter. Voilà typiquement un met qui m'a longtemps rebuté a priori. Ca m'avait l'air sec tout ça. Et comme tout est affaire de texture, cela ne suscita pas beaucoup mon inspiration... Et voilà une expérience que je ne regrette pas ! Ce que je croyais sec c'est révélé merveilleusement fondant, tout en délivrant un délicieuse saveur sucrée-grillée/salée. Forte de cette première expérience, j'avais très envie de me lancer chez Nodaiwa, qui ne sert (quasi) que de l'anguille, rien que de l'anguille !
L'anguille est conservée vivante au restaurant. Livrée tous les matins par containers (il en faut 70 kg tous les 2/3 jours ...) en provenance du Nord de l'Europe (Hollande), elle est préparée fraîche chaque matin afin de conserver son moelleux. Chez Nodaiwa, l'anguille provient essentiellement d'élevage. De ce fait, la chair est plus grasse que les anguilles sauvages. Une fois levée en filets, l'anguille est grillée, passée à la vapeur, puis alternativement "saucée" et grillée plusieurs fois. C'est ce procédé qui permet d'aboutir à son goût grillé-sucré, et en fait un met extrêmement satisfaisant. Un petit conseil à ceux qui se lancent pour la première fois, gare à l'écoeurement ! Commencez par une petit portion (130g c'est bien assez) !
L'ambiance: Les serveurs (qui ne sont pas japonais, mais c'est tout comme) sont fort aimables et vous expliquerons tous les secrets de l'anguille. Le restaurant en soi est un petit espace, assez agréable, parsemé de bucoliques compositions d'ikebana. L'assiette: I want all the colors ! L'anguille sous toutes ses formes. Le sashimi se présente sous forme de fines lamelles, ébouillantées puis plongées dans l'eau froide, de manière à conserver le coeur fondant. Servi avec une sauce miso-yuzu. Top. L'anguille grillée, classique, est servie sur un lit de riz, et délivrée dans différents contenants. Les plus traditionnalistes préfèreront la boîte laquée (unaju). Le prix: Le soir compter minimum 19€ pour un unadon (bol) de 130g d'anguille, jusqu'à 62€ pour le menu dégustation le plus copieux. Alors ? The place to go pour se lancer, et revenir pour les accros !
Et si vous êtes sage, vous aurez p'tet le droit de dire bonjour aux bébêtes !
Nodaiwa
272, rue Saint Honoré, Paris 1er.
http://www.nodaiwa.com/index.php
13 janvier 2008
Retour aux sources : Matsuri
Je vais chez Matsuri comme on peut aller chez sa grand-mère. Pour retrouver des souvenirs d'enfance.
Matsuri à été, quelque part, l'initiateur de mon goût pour les sushi. Autrement dit, il y a pour moi un avant et un après Matsuri. L'histoire a commencé il y a 4 ans, quand j'étais à la recherche d'un sushi-bar pour un diner en amoureux. Nous voilà donc derrière le comptoir, les yeux écarquillés devant les multitudes de sushi-sashimi-maki défilant à portée de main ... Le premier réflexe est d'engloutir tout ce qui passe. C'est d'ailleurs ce que font nombre de convives qui accumulent des piles impressionnantes d'assiettes en un temps record (notamment des hommes d'affaires sortant de la bourse toute proche) ! Au bout de 3 heures, nous avions goûté à peu près toutes les variétés de poissons offertes. C'est notamment là que j'ai abordé pour la première fois la coquille Saint Jacques crue, le poulpe, les temaki, et aussi les yokan. 4 ans plus tard, c'est autour de ce sushi-bar qu'on réuni nos amis venus de l'étranger, où la diffusion de la cuisine nippone n'a pas atteint les sommets parisiens. ;-)
L'ambiance: Assez fashion- C'est un peu le bazar à l'heure de pointe quand il n'y a pas de place. Je bavarde toujours un peu avec mes deux serveurs préférés, qui parlent japonais. L'assiette: Comme je le disais, un grande variété de poissons. J'avoue n'avoir jamais goûté au chaud, qui par définition ne l'est plus quand il circule ... Je suis une fan absolue du maki california ebi-furai, avec la crevette fritte dedans. J'aime bien aussi le cake au matcha ! Je dois cependant faire remarquer que le rapport poisson/riz des sushi-maki à tendance à diminuer... Le prix: Comptez 50-60 € pour un diner satisfaisant, sans boisson. Alors ? Je le conseille pour ceux qui veulent opérer une première transition vers le "vrai " japonais. De même pour ceux qui apprécient la cuisine nippone, sans être des consommateurs trop aguerris.
Matsuri-Richelieu
36, rue Richelieu, Paris 1er
http://www.matsuri.fr/











